lundi, mai 19, 2008

Hommages et reniements...



Georges Guingouin, "le fou qui vivait dans les bois", prit le maquis sans attendre la rupture du pacte germano-soviétique. Il échappa à une tentative d'assassinat fomentée par le Parti, celui-là même qui se revendiquera être celui des "Fusillés". A lui seul, sans un coup de feu, il libéra Limoges.




A ceux qui voulaient s'engager à ses côtés pour buter du fasciste, Buenaventura Durruti donnait immuablement une pile de livres, et demandait à ce que le volontaire discutât de ceux-ci avant de porter le fusil.


A Nanterre (pas je sais plus quoi...) en 2008, le péril immonde de la bête brune vient faire coucou. Les héritiers de ceux qui voulurent fusiller Guingouin se marrent avec les flics et débattent de la conduite à tenir au cas où "une ligne de jeunes" (comprendre des bougnoules du lumpen) viendrait dans la manif, marchent docilement et se félicitent "d'avoir été là". Ceux qui fantasment sur la Catalogne de 1936, crâne ras et chaîne à la ceinture, se pavanent aussi haut que flottent leur crasse ignorance et leur drapeau rouge et noir. Ne connaissant guère que le chemin qui mène des Vignoles au bar de la rue des Panoyaux, ils se perdent dans le parc André Malraux.





A Nanterre comme ailleurs, le fascisme n'a pas trop de souci à se faire, il est encore mieux défendu par ceux qui prétendent le combattre que par ceux qui le servent.

3 commentaires:

Noiz' a dit…

Et oui, mon frère, mon ami, mon camarade... j'ai comme toi souvent le sentiment que les vrais combattants n'ont plus de drapeau et surtout pas de chapelle... C'est un peu comme lorsque WWF fait des alliances avec MacDo ou Nike... Comme le panda qui cache la lutte, le drapeau noir et rouge a parfois un tête de linceul...
Courage !
Widerstand ist fruchtbar... Alors comme tu le dis toi même, malgré tout : il faut continuer.
C.

birahima2 a dit…

eh oui, Gayssot, c'est un coco aussi
la loi Gayssot pour empêcher de nier le génocide juif; une vérité officielle
comme ça les politiques peuvent faire du négationnisme encore mieux que Le Pen.
Alors Lepen il est dans la panade, mais on est pas sorti de l'auberge...

oui, courage Ubi
je la note bien sûr, la dernière phrase de ton post
et puis je marque le silence aussi.

el rubab a dit…

vivement la suite Ubi
j'espère qu'il y en a qui se féliciteront moins d'avoir été là quand ils t'auront lu (je vois exactement de quels gens tu parles en utilisant cette expression, et pourtant j'y étais pas, c'est dingue çà... ils sont partout!)
donc à bientôt